Elevage des Chevaux de Mérens

Alias
"LE PRINCE NOIR DE L 'Ariège en Belgique"

Le Mérens,jusque là confidentiel en Belgique et au Luxembourg,a enfin
trouvé un port d’attache dans un environnement lui rappelant ses Pyrénées natales:
Les Ardennes

D’ABORD UN PEU D’HISTOIRE

Bien que millénaire, puisqu’on le retrouve sur les fresques préhistoriques des grottes
De Niaux, déjà utilisé par les guerriers gaulois, ceux de Charlemagne et de Napoléon qui l’appréciaient pour ca force et son courage, le mérens a bien failli disparaître à l’arrivée de la mécanisation. Au début du siècle dernier, on ne comptait plus que quelques centaines de sujets disséminés dans les montagnes. Heureusement, quelques passionnés ont vu le danger, redynamisé l’élevage et créé un stud-book pour fixer les standards de la race en 1947, ce qui impose que les éleveurs travaillent en race pure, c’est-à-dire sans aucun apport de sang exterieur. Depuis 1998, la perle noire de l’ariège est passée de l’appellation ‘poney Ariègeois’à celle de "CHEVAL de MERENS".

MAIS QU’EST-CE QU’ILS ONT DE SPECIAL?

D’abord leur robe, magnifique d’un noir intense avec parfois des reflets rubicans. Leurs crins surabondants, crêpelés, où se cachent leurs yeux doux et malicieux. Un mérens c’est compact, solide et noble, avec une magnifique croupe double et des membres sains et forts. Sa taille avoisine 1m50, idéale pour l’équitation d’extérieur et l’attelage. Mais ce qui fait q’un mérens ne ressemble à aucun autre cheval, c’est l’exeptionnelle sûreté de son pied et son calme en toute circonstance, tout en ayant "la pêche" quand on lui demande.
Etonnante aussi, son endurance, pas celle du pur-sang arabe qui galope 120 km sur la
journée, mais celle du cheval qui porte cavalier, bagages, intendance, souvent près de 100kg, huit heure par jour toute la semaine et revient joyeux et frais.
Bref, un cheval bien dans sa tete, à la santè en beton!

LE BERCEAU:

En Ariège, l’élevage traditionnel du merens les laisse vivre libre en petits troupeaux familiaux sur les estives. L’été, ils montent en altitude jusque plus de 2000 mètres, et quand vient l’hiver et les premières neiges, ils redescendent d’eux même dans les vallées. Cela garanti la sélection naturelle et leur forge caractère et sûreté de pied.
Comme on le retrouve dans tous les troupeaux sauvages, c’est la plus vieille jument qui guide, l’étalon surveillant en retrait, assurant la sécurité et même défendant s’il le faut les siens contres les ours, loups et autres prédateurs.
Car les Pyrénées, c’est avant tout une nature encore sauvage …